Cade

Parmi les trois espèces de genévrier que l’on peut trouver dans les garrigues, le plus habituel est le cade. Il peut coloniser, en grande quantité, les parties incultes herbeuses sur les plateaux de basse altitude jusqu’à former des rassemblements importants “Les Cadières”.

Il a toujours eu beaucoup d’importance car on extrayait une huile qui possédait des propriétés servant, en particulier, mélangée à du soufre, à soigner les maladies de peau des animaux. Le cade peut prendre des formes très variées, pyramidales, élancées, touffues et même être un cade pleureur. Il pique, bien sûr, mais il est très beau.

Botanique

Le cade ou juniperus oxycedrus est un arbuste dioïque ou petit arbre. Il mesure de 4 à 5 mètres jusqu’à 10 mètres maximum. Ses feuilles en forme d’aiguilles, éloignées des branches sont toujours par groupes de 3. Ses fleurs sont très discrètes, ses fruits brun-rouge  de 12 à 15 mm arrivent à maturité au bout de 2 ans. Il fait partie de la même famille que le genévrier auquel il ressemble fortement.

En dehors des fruits, la distinction se fait par les feuilles. Cet arbre comme son nom peut l’indiquer en remplaçant la syllabe “de” par le chiffre 2. Ca-2 indique que sa feuille porte deux rayures blanches sur le dessus alors que la feuille du genévrier n’en comporte qu’une seule.

Historique

Nous le retrouvons dans tout le bassin méditerranéen, car il s’adapte très mal aux hivers rigoureux. Il s’acclimate donc très bien dans la région du midi. C’est un arbuste assoiffé de lumière et de chaleur qui se complaît sur les terrains rocailleux et secs du midi.

Les baies du cade ont des propriétés médicinales, elles sont diurétiques, stimulantes vermifuges. On extrait du cade une oléorésine surtout localisée au cœur de son bois, des rameaux ainsi que dans sa souche. “L’huile de cade” est réputée depuis des siècles. Dans les campagnes, l’huile était utilisée après le lavage des cheveux car cela donnait une chevelure brillante (certains shampoings actuels contiennent de l’huile de cade). L’huile de cade était aussi employée pour soigner les animaux  comme le mouton, pour les maladies de peau.

L’huile était extraite dans des fours construits dans les bois près des végétaux. Il en reste trace dans les collines méditerranéennes. Les derniers ont fermé en 1950 sauf un seul qui fonctionne encore dans le village de Claret dans l’Hérault.