Murier-historique

Originaire de la Mongolie, Chine et Inde le mûrier est introduit en Grèce, en 555 par deux moines du Mont ATHOS qui sous le règne de Justinien, sont allés chercher les semences, et le ver (Bombyx noir).En 1130 il est introduit en Italie, et emmené en  Provence  par les Italiens de la cour des Papes en Avignon en 1345.

Au XVIe , l'élevage du vers à soie se développe et aussi les plantations de mûrier puisque les vers ne se nourrissent que des feuilles de cet arbre.La sériciculture sera une activité prospère en Provence pendant plus de 5 siècles.

Le ver à soie qu'on appelle  "magnan" en provençal prend un immense essor en méditerranée, la ville d'Alès devient le fournisseur principal des soieries Lyonnaises avec une production annuelle de 6000 tonnes de soie grège par an.

Au XIXe s.   l'ouverture du Canal de Suez  amène un concurrent, le cocon Japonais alors moins cher que le cocon Français.  Les prix instables, et insuffisants des cocons, provoque la désafection des paysans qui se tourne vers la culture de la vigne. 

L'épidémie de pébrine, qui décime les vers à soie et l'arrivée des soies synthétiques feront que l'abandon de l'élevage du vers à soie se généralise.

Pourtant on peut lire encore, de ci de là, la place prise par les mûriers en découvrant au bord des routes, dans des coins reculés, près des mas de vieux mûriers aux troncs rugueux et striès, témoins d'une époque révolue.