Micocoulier - historique

Le micocoulier, arbre séculaire de la région fut longtemps exploité pour l’artisanat local.


A Sauve dans le Gard, il existait une industrie locale de production de fourches en bois pour la fenaison. Les plantations de micocouliers s’alignaient et on leur donnait déjà dans les champs une forme adaptée à la future fonction. Cela donnait des champs de fourches maladroites qui seraient affinées dans les ateliers. Cette industrie unique en France a duré jusqu’à l’arrivée de fourches métalliques.


A Sorède dans les Pyrénées Orientales, c’était la fabrication des fouets qui étaient à l’honneur le célèbre fouet de Perpignan qui accompagnait les charretiers. La souplesse des branches de micocoulier permettait de tresser le bois ce qui donnait force et flexibilité à cet outil.
Le bois d'une couleur noirâtre, dur, compact ne craignant aucun insecte, ni parasites était de très longue durée. Il sera utilisé pour la fabrication des instruments à vent, sculptures, vaisselle. Les noyaux du fruit donnent une huile qui était utilisée pour l'éclairage. Il ornait aussi, majestueux les places et les rues des villes.


Malheureusement au fil des temps le micocoulier a disparu, au profit du platane, à partir de 1850. Ce dernier devient le symbole des places provençales, alors que le micocoulier qui pousse spontanément, qui ne porte pas de maladies est éradiqué. Il reste de très beaux spécimens vieux de quelques siècles dans les rues de la ville de Nimes et de temps en temps dans les villages d'énormes micocouliers surgissent au fond d'un jardin. Ils sont magnifiques et somptueux dignes d'orner un jardin de roi.